Une semaine en Atacama
Quelques jours de vacances scolaires la première semaine de mai, nous choisissons de renouer avec le voyage en camping-car pour aller découvrir les hauteurs de San Pedro de Atacama.
Le dimanche 2 mai, nous embarquons donc toute la smala, y compris deux passagers clandestins, Matthias et son compagnon de route, Pierre.
Nous serons un peu à l'étroit mais nous préférons cette solution :le souvenir de l'Argentine avec la recherche d'une cabaña chaque soir est encore trop présent à notre esprit !
De Viña del Mar à San Pedro, 1500 kms, que nous ferons en deux jours pour profiter du séjour sur place.
Nos deux passagers clandestins:
Après huit mois de bourlingage commun, difficile de les distinguer l'un de l'autre !
Nous retrouvons les joies du camping-car...
Mais aussi ses contraintes:
Sans parler des galères !
Désensablage matinal, heureusement la main d'oeuvre est abondante !
Chez le coiffeur...
Nous alignons les kilomètres de la Ruta 5 et nous pénétrons dans le désert d'Atacama au niveau de Copiapo. Depuis le début de la présence européenne, on n'a jamais enregistré la moindre goutte de pluie dans la région.
Nous sommes à 2500 mètres d'altitude, avec vue sur l'immense Salar d'Atacama, à proximité du petit village de San Pedro.
Avant de découvrir San Pedro et de se poser pour la nuit, nous traversons la "Valle de la Luna", un paysage aux formations géologiques surprenantes, encore plus belles au coucher du soleil.
Nous installons notre campement à côté de San Pedro en compagnie de trois autres camping-cars... français ! Et un suisse. Nous passons la soirée autour d'un feu à échanger sur nos différentes expériences de voyage.
La petite église du village, l'une des plus anciennes du Chili (XVIIème siècle), les murs et le toit sont en adobe et le plafond en cardon (bois de cactus).
Le lendemain, nous tenons à limiter les kilomètres et nous nous contenterons de silloner les environs, avec une petite balade dans un village-oasis, Toconao, niché au creux de la "Quebrada Jere".
Petit village andin traditionnel, en roche volcanique, avec son campanile datant de 1750.
Surprenant dans cette région désertique, les vergers regorgent de coings et de grenades, et nous ne manquons pas d'en profiter !
Et c'est notre première rencontre avec les lamas:
Etape suivante: Les geysers du Tatio, 4300 mètres d'altitude, le plus haut champ géothermique du monde, 100 kms de piste que nous ferons en plusieurs étapes pour éviter le mal des montagnes.
La pureté des ciels étoilés à elle-seule, valait le déplacement!
Des kilomètres et kilomètres de tôle ondulée... au milieu de nombreux volcans, dont certains encore en activité :
Peu d'animaux vivent à cette altitude, mais nous avons la grande chance de pouvoir observer des troupeaux de vigognes, petit camélidé protégé car en voie de disparition, et quelques oiseaux.
Aucune chute de neige n'était venue perturber la circulation depuis 4 ans... elle nous attendait !
Les uns travaillent, les autres s'amusent...
Nous atteignons El Tatio à la tombée de la nuit , nous profitons du lieu désert et des bains chauds.
Les garçons ont abandonné leur tente pour se réfugier dans le camping-car, la nuit les températures descendent largement en dessous de 0°C.
Et à l'aube, nous assistons au spectacle des eaux sous pression jaillissant de terre,
Et Ancelin fait cuire son oeuf dans une source bouillonnante :
Dernier bain à 35°C avant de reprendre la route
En perdant de l'altitude, nous retrouvons vigognes, lamas et alpagas:
Et traversons quelques rares villages...
Puis nous laissons Matthias et Pierre à Calama, à quelques kilomètres de la frontière bolivienne. Et nous, nous mettons le cap plein Sud...
Oeuvre d'un sculpteur chilien à la frontière de l'Atacama, dont le but est de saluer les voyageurs venant du Nord.
Encore deux mois d'école avant de penser aux vacances d'été et au retour... vers la Guadeloupe pour les uns et la Métropole pour les autres.