Le Panama
Le 6 janvier, nous passons la frontière du Panama à Guabito sur un ancien pont ferroviaire...véhicule lourds ou légers, piétons, bicyclettes...chacun se fraie un passage comme il peut !
Le rio Sixaola qui marque la frontière entre les deux pays.
L'habitat est simple, toits en palmes et pilotis... le sol est une éponge !
Nous filons sur la côte Pacifique, deux urgences : trouver du gaz et... le soleil !
Les pleins de gaz , c'est fait !
Première fois que nous voyons autant de mesures de sécurité !
Et pour le soleil, c'est bon aussi !
On prend le temps de se poser un peu bien qu'une autre urgence s'impose, autrement plus sérieuse, nous n'avons plus de freins, du tout !
On va donc « abandonner » nos compagnons de route quelques jours, le temps de trouver un garage.
Petit contre temps, il faut commander les plaquettes...elles seront là demain matin... nous sommes parqués sur le bord de la Panaméricaine et cela ne nous enchante pas beaucoup !
Mais nous ne regretterons pas ce délai. Mayky, Nixia et leur petit garçon, Jesus David nous accueillent avec tout leur cœur. Mayky est Colombien et travaille ici depuis quelques mois. Il va chercher par tous les moyens à nous rendre service...nettoyer nos phares qui en avaient grand besoin, refaire de la résine sur le trou de la capucine...juste pour le plaisir de nous rendre service ! Et je ne parle pas des rafraîchissements qui arrivaient régulièrement au camping-car !
Et le soir, ils nous invitent à dîner dans leur petite maison de rien, meublée de rien mais avec tellement de chaleur !
Le lendemain, les plaquettes ne sont pas là, on s'y attendait un peu, mais on est quand même terriblement vexés de devoir passer encore une journée ici...on râle bien sûr puis on se dit qu'on a de quoi s'occuper, le travail scolaire bien sûr, du bricolage en tout genre et en plus une invitation à rendre !
Ce sera autour d'un repas bien de chez nous : des crêpes !
Enfin, nous quittons nos nouveaux amis en direction de Panama ciudad, le temps presse maintenant, il nous faut trouver une solution pour laisser le camping-car pendant 6 mois.
Une capitale très moderne où se côtoient plusieurs mondes !
Nous retrouvons les Monti sur un parking au pied du pont des Amériques qui enjambe le canal.
Le Canal de Panama, c'est une longue et passionnante histoire, très compliquée et très douloureuse aussi.
Elle commence vers 1534 avec Charles V d'Espagne qui lance le projet d'un canal. Différentes possibilités sont à l'étude dont une au Nicaragua. Finalement c'est le Panama qui sera retenu (la Colombie à l'époque) et les travaux débuteront en 1881 avec les Français. Faillites, scandales, traités vont se succéder et en 1904 reprise du chantier par les Américains qui rétrocéderont le canal au Panama le 31 décembre 1999. A l'heure actuelle, un autre chantier est en cours pour élargir le canal et accueillir de plus gros paquebots ! Des milliards de dollars en jeu et en parcourant ce pays on s'est vraiment demandé à qui profitait l'argent ? Le moindre cargo qui emprunte le canal paie des centaines de milliers de dollars.
Bref ! Pour nous les démarches commencent. Pour nos amis les formalités sont vite réglées puisqu'ils expédient leur véhicule en France, pour nous c'est un peu plus compliqué car il n'existe pas vraiment de solution toute faite. On ne rentre pas dans la case d'une importation temporaire qui se prolonge car dans ce cas les propriétaires du véhicule restent dans le pays. On ne peut pas non plus laisser notre véhicule en gardiennage car Patrice ne peut pas quitter le pays sans son véhicule qui est inscrit sur son passeport !
Bref, on est toujours hors des clous !
Il nous reste la solution de l'exportation du camping-car en Colombie et nous le retrouverions directement là-bas, mais très vite on se rend compte que c'est encore plus compliqué !
Bref ! Le week-end arrive, on laisse tous nos soucis et on quitte la capitale en direction de Portobelo, sur la côte Caraïbe, petite ville coloniale, ancien fort, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
"Photo de famille"
Mais l'Unesco a fort à faire, pas besoin de s'éloigner beaucoup du centre historique pour découvrir un habitat bien misérable !
...et toujours quelque part, un visage d'ange !
Peu de Panaméennes portent encore le costume traditionnel
Nous revenons doucement sur Panama, petit crochet par Gamboa sur le canal.
La construction de la voie de chemin de fer, de la Caraïbe au Pacifique, bien antérieure à celle du canal (1850) a coûté la vie a 12 000 travailleurs.
Montezuma Oropendola, un drôle d'oiseau au drôle de nid pendulaire.
Pélican brun
Dimanche soir, retour à Panama. Nous avons une semaine pour trouver une solution.
Il ne nous en reste très vite qu'une, à moins de remonter dare-dare aux US pour y laisser notre véhicule, américain. Nous avons aussi la possibilité de le laisser sous douane mais encore faut-il trouver un prix raisonnable de « storage ». pour l'instant on oscille entre 15 et 25 USD par jour...à ce moment là du voyage, on regrette amèrement de ne pas être sac au dos ! Mais on finira par trouver quelqu'un de compréhensif.... On déposera notre camping-car lundi, la veille de notre départ pour un tarif de 5 USD par jour. Mais il nous reste quelque jours pour enfin profiter de Panama et de nos amis.
Nous commençons par le quartier historique de Casco Viejo :
Indienne Kuna et ses Molas.
Sandrine, Michel, Carla et Mattéo nous quittent pour une petite croisière aux îles San Blas...nous aussi dans deux jours nous retrouverons notre île pour quelques mois et en juillet retour sur le continent Américain... « si Dieu veut » !
Des amis nous attendent, amis du Chili et amis routards...on va essayer de faire vite !
A bientôt donc pour une nouvelle tranche de Route.
coucher de soleil sur la mer de nuages au dessus de la mer Caraïbe.