Cesar, Norte Santander et Santander
Le temps de refaire les freins arrière et nous piquons vers le sud, nous longeons la frontière Vénézuélienne, ce qui nous permet d’acheter 2 fois moins cher de la gasolina de contrebande.
Après Cùcuta, nous décidons de nous diriger vers le parc national de Tama. Nous nous engageons sur de la piste, au grand désespoir de Patrice qui se demande toujours si le camping-car va tenir le coup. Nous voilà sur la route 66 Colombienne !!!
Nous sommes le 7 août, victoire de l’armée de Simon Bolivar sur les espagnols à la bataille de Boyaca.
La piste n’en finit pas, il est préférable de ne croiser personne…
Nous sommes déjà autour de 2500 m. et les températures baissent sérieusement. Les vêtements chauds commencent à sortir des sacs !
Les gens sont très accueillants et nous proposent facilement un petit café chaud.
Enfin, nous arrivons au village, porte d’entrée du parc, Toledo. Mais nous ne pourrons pas accéder au parc car plutôt réservé à la préservation des espèces, en particulier celle de l’ours à lunettes. Dommage !
Mais cette piste sera fatale à la barre de direction et nous serons stoppés à Bucaramanga par un garagiste qui a vu notre roue qui prenait une inclinaison dangereuse. En quelques minutes le camping-car est en pièces détachées sur le trottoir…et après 3 heures de boulot, la barre de direction est réparée et les freins avant refaits.
On reprend la route délestés de quelques centaines de milliers de pesos, mais en sécurité.
Le vendredi 10 août, arrivée à Barichara, petit village colonial qui semble s’être immobilisé dans le temps depuis sa création il y a 3 siècles.
Les maisons en adobe, leurs patios fleuris, bien cachés derrière des murs épais, peu de véhicules, de nombreuses petites églises, bref un petit village où nous nous sommes sentis si bien que nous nous sommes posés 5 jours.
Nous emprunterons le « Camino Real », un ancien chemin muletier, très jolie balade vers Guane, un autre petit village, tout aussi charmant.
Nous croisons deux français, Abdou qui construit un joli centre d’accueil avec le projet d’y réunir des artistes de tous horizons et Gilles avec qui nous aurons le plaisir de chanter quelques succès du répertoire français en compagnie de Colombiens.
Mais nous sommes «sur la route » et il nous faut faire nos adieux !